Le droit belge de l’insolvabilité offrait déjà, avant 2018, des possibilités de réorganiser les entreprises en difficulté et, lorsque cela était possible, de préserver leur continuité. La réforme du 1er mai 2018 s’est inscrite dans cette évolution et a regroupé les différentes règles relatives à l’insolvabilité dans le Livre XX du Code de droit économique.
Le droit de l’insolvabilité établit ainsi une distinction entre les situations dans lesquelles un redressement reste possible et celles dans lesquelles une faillite est inévitable. Une procédure de réorganisation judiciaire peut, par exemple, permettre à une entreprise en difficulté de poursuivre tout ou partie de ses activités grâce à un accord avec ses créanciers ou à d’autres mesures.
Parallèlement, le champ d’application a été considérablement élargi. Depuis lors, les procédures d’insolvabilité s’appliquent non seulement aux sociétés commerciales classiques, mais aussi, entre autres, aux professions libérales, aux ASBL et aux fondations.