L'analyse par catégorie de mandat est peut-être la plus révélatrice. Elle met en évidence une hiérarchie de genre inversement proportionnelle au pouvoir : plus un titre confère d'autorité symbolique et décisionnelle, moins les femmes y sont représentées.
Les fonctions les plus accessibles aux femmes :
Ces postes, souvent construits dans un cadre familial ou partenarial, permettent un accès au pouvoir par co-construction plutôt que par sélection institutionnelle.
Les fonctions les plus fermées aux femmes :
Ces rôles, qui concentrent légitimité juridique, réseau et capital symbolique, restent l'apanage quasi-exclusif des hommes. C'est précisément là que se jouent les cooptations et les légitimités de demain. Tant que ces cercles restent fermés, la parité en surface masquera une asymétrie de fond.
À noter : la catégorie "sans titre formellement renseigné" présente paradoxalement le ratio le plus favorable aux femmes (43%), suggérant qu'elles dirigent davantage de structures informelles ou récentes, moins intégrées dans les circuits de pouvoir traditionnels.