Entre 2009 et 2019, on observe une montée progressive des procédures collectives dans les entreprises de 50 à 100 salariés, avec un pic en 2014-2015 autour de 920 à 920 cas, avant une légère stabilisation autour de 1 000 cas en 2019. Ce profil reflète l’onde de choc post-crise 2008 : après la reprise économique, la consolidation du tissu PME a entraîné des ajustements structurels et l’émergence de fragilités latentes, révélées par les procédures collectives.
Pour les entreprises de 101 à 500 salariés, la dynamique est similaire mais plus contrastée : un pic modéré autour de 734-758 cas en 2011-2012, suivi d’une baisse relative vers 2015-2016, puis un plateau vers 723 en 2019. Cela indique que les entreprises de taille intermédiaire ont mieux absorbé les secousses initiales, mais restent sensibles à l’évolution sectorielle et aux tensions de trésorerie.
Les très grandes entreprises (501 salariés et plus) restent un segment plus rare mais significatif. Les ouvertures de procédures sont concentrées entre 2009 et 2015 avec moins de 200 cas par an, illustrant que les grandes structures disposent de buffers financiers plus solides, mais que la complexité de gestion peut générer des crises ponctuelles de liquidité.